Sexe et poker

poker mauvaise rencontre

Las Vegas, finale des WSOP, lorsque vous vous retrouvez sur la table finale, vous croisez les regards de plus en plus insistant des spectatrices présentes ce soir. Il vous vient alors certaines pensées, les accointances entre sexe et poker.

Une métaphore entre la sexualité et un coup de poker

Au départ, au Texas Holdem, on reçoit deux cartes, c’est un tantinet votre identité pour le coup qui va venir. Avec deux et sept, vous êtes mal « servi », comme quand on a un physique ingrat, le millimètre de trop sur le lobe l’oreille. A l’inverse, avec la paire d’as, vous êtes un étalon, un guérillero prêt à sabrer tout ce qui bouge, à embrasser la vie et les femmes avec un physique de rêve.

Ensuite vient le flop, c’est un peu la situation, le contexte, l’environnement. C’est le moment où l’on scrute les regards complices, les yeux de biche, les possibilités, les opportunités. C’est à ce moment qu’on décide, selon l’attrait pour la femme (que l’on peut comparer au « pot »), la manière de procéder. On peut passer si elle n’est pas à votre goût ou bien agresser les autres prétendants. Plusieurs techniques peuvent être mise en place, si vous mettez tapis cela signifie que vous voulez vous battre pour elle, jusqu’à la mort. On peut aussi faire une sur-relance, la surenchère, répondre par un « middle-kick » au soufflet. La femme est alors sous le charme, rien de plus séduisant qu’un homme qui répond à l’intimidation par l’intimidation. La guerre froide ! La doctrine Reagan ! Le risque ? Le combat à mort ! La menace atomique ! La gloire et ses accompagnements ou la mort et son néant.

La soirée continue, vous êtes à trois sur la dulcinée, son charme gonfle (le pot aussi). Vu que vous êtes plusieurs courtisans, on se dit qu’on est sur un beau coup. Le favori se dégage mais rien n’est joué, tout le monde veut jour son coup sur la « turn ». L’un des trois abandonne, il n’est pas en mesure, selon lui, de gagner son cœur. Il remarque surtout que ses adversaires semblent très bien armés et informés.

femme escort au poker
Une relance ?

Les deux finalistes se finissent sur la river, la dernière danse, parfois assassine, souvent décisive, même si c’est peut-être déjà joué. Ensuite viennent les dernières mises, les ultimes tentatives d’intimidation qui peuvent, là encore, se finir en bagarre sentimentale. La belle a son gagnant, parfois le plus agressif, rarement le plus peureux, souvent le plus calculateur. La seule différence c’est que le poker nécessite de la patience, le sexe non.

Une même morale

Le joueur ramasse le pot, le dragueur glane les femmes. C’est souvent les mêmes qui gagnent dans les deux disciplines mais, grâce à la chance ou à l’inexpliqué, on a toujours notre chance, reste à ne pas la laisser filer. Rassurez-vous, pas de déprime ! De toute façon, aux deux vous perdrez de l’argent.